Retour d’expérience – Rappel des visées de l’école thématique

L’école thématique avait pour objectif de croiser les approches méthodologiques des chercheurs en sciences sociales avec celles des artistes ou chercheurs en art autour d’un objet fédérateur : les territoires en mouvement. Imaginée dans un but pédagogique et apparentée à une résidence scientifique et artistique de formation, elle visait à sensibiliser les jeunes chercheurs en sciences sociales ou en art à la collaboration entre arts et recherche pour revisiter les méthodologies propres à l’immersion dans des situations concrètes (« in-situ »).

Trois méthodes (parcours/cartographie, iconographies, narrations) ont été (re)expérimentées dans la confrontation des pratiques scientifiques et artistiques selon trois modalités pédagogiques différentes, dont le format majeur est l’atelier construit autour de trois temps : conceptualiser, (s’)impliquer et restituer.

La mise à l’épreuve des méthodologies a été réalisée à partir de situations ou contextes de déplacements concrets qu’il fallait rendre communs à l’ensemble des trois ateliers. C’est l’’atelier parcours qui a constitué l’atelier de mise en mouvements et de prise sensorielle avec les espaces.

L’objectif de cadrage des terrains a été amorcé à partir d’échanges et de discussions entre les membres de l’équipe d’organisation suivant un cahier des charges singulier qui, nourri des réflexions scientifiques de chacun, consistait à donner une place centrale à deux dimensions fondamentales dans le choix des parcours communs, à savoir : celle des temporalités de la mobilité et des rythmes et celle de la socialité.

Ainsi, pour l’ensemble de l’école quelques variables ont été retenues pour circonscrire zones et temps de parcours d’une part et pour conditionner la mise en mouvement d’autre part. Ces conditions ou points de variantes constituaient pour ainsi le cahier des charges commun aux trois ateliers.

Parmi les points de variantes principaux, relevons :

1/ la variable sociale conditionnant le choix des lieux de parcours en termes de densité et mixité sociales (place/période de marché, bords de Sèvre ; centre-commercial) ;

2/ la variable temporelle guidant les choix de périodes (horaires d’affluence sociale ou non) de parcours en certains lieux ainsi que les rythmes de marche (lenteur vs vitesse des déplacements du contexte et du marcheur ; ex. un échangeur de bus).

Enfin, la mise en condition des parcours à partir de ces deux types de variables permettaient également d’une part, de mettre à l’épreuve les modalités d’interactions sociales entre usagers dans l’espace parcouru et d’autre part, de synchroniser et d’orchestrer les mises en mouvements des intervenants des trois ateliers afin de créer des conditions de terrain communes et partagées.

A propos

Bailleul-mobhumanip-2014

Publié dans Retour d'expérience

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Mobile Lives Forum